Extrait du livre 3

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Filatures :

 

… Les réjouissances étaient vite lénifiées car la filature ne se présentait pas de tout repos. De nuit et sous la pluie, elle l’obligerait à prendre d’énormes risques mais les dangers qu’il pourrait affronter n’étaient que des broutilles, comparées à ce qu’avait enduré Helmosdepuis des mois.

- Balan, si tu ne veilles pas, j’arriverai comme un voleur et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai te surprendre ! Prévint-il en citant l’apôtre Jeandans l’Apocalypse.

Il quitta son poste de surveillance et rejoignit sa voiture cachée par un manteau de feuillages qu’il avait récupéré dans les taillis voisins, en dessous des rochers. Le cortège diabolique allait passer à une cinquantaine de mètres et il l’attendait, la rage au cœur, moteur allumé, prêt à bondir comme un félin qui espérait le moment opportun pour attaquer sa proie.

Une moto arrivait et se positionnait à proximité de la départementale. L’individu observa minutieusement les environs et donna l’ordre au convoi de s’approcher. Les deux voitures se plaçaient derrière. Le rugissement des chevaux déchirait le silence de la nuit. Jasondevinait l’ombre de quatre guerriers dans chacune d’elle. La main levée, l’ouvreur donna le départ au cortège sinistre.

Jasonne prit pas le temps d’enlever les branchages et démarra lentement, feux éteints. Comme une sangsue gorgée de sang, il avait décidé de s’accrocher au convoi, à trois cents mètres, tapi dans l’obscurité d’une nuit menaçante. La caravane luciférienne roulait lentement, traversait la cité de l’abbé Bigou, longeait le « Fauteuil du Diable » puis la « Roche Tremblante » et s’approchait du carrefour, situé à deux pas de la « Fontaine de la Madeleine ». L’armée du diable s’engageait sur le pont et prenait la départementale 74en direction de Sougraigne. Tel le lion aux aguets, Jason pressentit le danger. Il ralentit et se gara sur l’aire de détente. La tête à la fenêtre, il devina, au loin, une moto arrêtée à l’angle de la route de Bordeneuve. Il attendait fatalement le passage des éventuels poursuivants et ne partirait que lorsqu’il serait certain de ne pas être suivi…

 

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Enigmes :

 

Jason s’efforça d’ignorer la réplique effrontée de la gamine et, maintenant qu’elle avait agi follement, il ne lui restait plus qu’à l’aider à assurer sa mission.

- Très bien ! Montre-moi vite tout ça.

- Il s’agit de quatre messages manuscrits codés ! Dit-elle, en sortant de son corsage une feuille pliée en quatre.

- Regarde ! Dans la première lettre, il est écrit :

DUPNOTEIRETL-LI-V-B-ASSCHE

Dans la seconde, tu peux lire :

CLSAG-UUIEYGUTLSB-NOEOOE

Dans la troisième missive, le texte suivant n’est pas plus évident :

MEULEANONTI-R-Y-ISSI

Et enfin le quatrième et dernier texte n’est vraiment pas plus explicite :

SNI-NLAAIEZAD-SMG-ZLIAQS

Je suis incapable de traduire ce fatras de lettres disparates !

- En effet, ce sont des messages codés ! Pour les déchiffrer, il est nécessaire de connaître la cryptographie alphabétique employée dans ces cas-là. Comment faire ? Soupira Jason, en se grattant nerveusement le nez.

- Ils ont remplacé les lettres du texte original par un système de lettres modifiées que les auteurs transposent automatiquement. Pour résoudre leur méthode de chiffrement nous allons être confrontés à des séries interminables de cas possibles ?

- Il peut y en avoir tellement que j’ai bien peur de ne jamais yparvenir ! Rétorqua Jason.

- J’ai essayé de remplacer le texte codé en décalant les lettres de l’alphabet d’un nombre « n » égal à 1, 2 ou 3 !

- Peux-tu préciser ?...

 

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Pièges :

 

… L’homme n’en pouvait plus et tremblait comme si la température de son officine avait subitement baissé de vingt degrés. Paradoxalement de grosses gouttes de sueur ruisselaient sur son visage blafard. Il effaçait l’éruption incontrôlée de ce fluide odorant avec un mouchoir troué qui ne résisterait certainement pas à cette épreuve.

Après avoir avalé deux verres d’armagnac cul sec, il décida de collaborer, à condition de participer avec Jason à la mise en place du dispositif.

Enfin débarrassé des formalités d’usage, le prêtre se lança immédiatement dans l’organisation de sa stratégie.

- Il serait souhaitable de les installer à cette table qui est la plus discrète. Comme elle est située à l’extérieur sous les platanes, ils pourront fumer comme bon leur semble. Il faudra, par contre, vous débrouiller pour que personne ne s’installe aux tables les plus proches afin de leur donner le loisir de bien s’exprimer et de parler assez fort.

- Ça ne me gêne pas, j’ai l’habitude d’y placer les couples qui ne me paraissent pas légitimes.

- Je vous donne la description de celui qui devrait arriver le premier. Il s’agit d’un individu, grand, mesurant au moins un mètre quatre-vingt-dix. Il a le crâne rasé et presque toujours une barbe sale, vieille de deux ou trois jours. Quatre caractéristiques vous aideront à l’identifier : il porte régulièrement des lunettes noires et fume des cigares au parfum vanillé. Dans les moments pénibles, il accroche un talisman à l’oreille droite et enfile chaque fois un pantalon de type commando.

- Si par malheur, je ne parviens pas à les placer où vous le désirez et s’ils veulent s’asseoir ailleurs, qu’est-ce que je fais ?

- J’ai prévu cette éventualité. Je vais vous apporter six petits bouquets de fleur que vous placerez dans un pot opaque. Lorsque nos deux hommes seront installés, vous déposerez les vases sur les tables puis vous mettrez sur celle de mon terroriste, celui que j’aurai marqué avec une étoile.

- Et pourquoi ?

- Parce qu’il sera équipé d’un module émetteur miniature de 3,50 GHz qui me permettra d’entendre toute leur conversation. Moi je serai ici, loin d’eux avec un récepteur et une oreillette discrète…

 

 

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Insurrection :

 

- « Par ordre du chef de la Police de New York, je déclare tout rassemblement illicite et appelle toutes les personnes, assemblées ici, à se disperser immédiatement et à rejoindre leurs appartements. Si vous n’obtempérez pas, sur-le-champ, vous pourriez être interpellés ou souffrir de l’usage d’armes anti-émeute qui seraient susceptibles de vous occasionner des blessures graves. Peu importe les raisons qui vous poussent à vous rassembler ici. Tout rassemblement, toute manifestation sont interdits ! Vous devez respecter le couvre-feu qui a été instauré ainsi que les mesures d’exception prises pour assurer la sécurité intérieure de notre pays », répétait inlassablement le hautparleur placé sur les véhicules de police qui patrouillaient dans le secteur populaire situé entre le Cross Bronx Expy et le quartier d’Harlem.

A l’angle de la Woodycrest avenue et de la Shakespearre avenue, les services de la mairie, protégés par la police et l’armée,s’activaient à dégager une barricade érigée hâtivement grâce aumatériel de construction stocké sur un vaste chantier. Au Bronx, unmillier de jeunes défendaient obstinément une zone rebelle, situéeentre Macombs road et le Grand Concourse. La veille, ce quartieravait déjà fait l’objet d’un échange de tirs meurtriers, qui s’était soldépar une dizaine de morts. Les voitures calcinées avaient été stockéespour empêcher les véhicules de police de quitter le Cross Bronx Expy et de s’aventurer dans le secteur sécurisé de l’insurrection.

Pour contourner cet îlot de résistance, une compagnie antiémeute, massée derrière les véhicules chenillés de l’armée, était parvenue à ouvrir une brèche dans la barricade de la Davidson avenue.

Elle remontait la rue en feu, éclairée par les éclairs agressifs des flashs des photographes affamés. L’avenue disparaissait derrière un épais brouillard de fumée suffocante, zébré de temps à autre par l’embrasement meurtrier des cocktails molotovs, balancés des fenêtres au fur et à mesure que le service d’ordre s’enfonçait en territoire ennemi. Les pierres lancées par les frondes s’écrasaient sur la lame d’acier des blindés qui écartaient irrésistiblement les montagnes de carcasses de voitures entassées sur le macadam défoncé…

 

 

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Chantage :

… Le manteau enfilé, il posa méticuleusement son borsalino enpoil de lapin sur son crâne chauve. D’un pas vif, il s’approcha de laporte et alors qu’il allait quitter les lieux, il se ravisa.

- Signore Von Wattinger, jé né voudrais pas partir sans vous faire un pétit cadeau.

Il sortit de sa poche intérieure une dizaine de photos grand format qu’il jeta négligemment sur le bureau. Le Directeur les pris et les fit défiler une à une. Les jambes cassées, il se rassit. Il était blême, malgré le sang qui se bousculait violemment dans les veines gonflées de ses tempes.

- Elles sont belles n’est-ce pas ? On reconnaît très bien mademoiselle Mélaine Rietterville qué vous êtes en train d’honorer énergiquement dans la chambre 26 dé l’Hôtel Majectic, situé à l’angle des rues Jacob et Trèbes, à Luxembourg.

- Je vous interdis de la mêler à cette affaire !

- Vous n’êtes plus en mesure dé m’interdire quoiqué cé soit surtout quand on sait qué son père Brice Rietterville, le magnat du Groupe Eurymake Bank aura, dès demain, ces beaux clichés dans ses doigts.

- Vous êtes un salaud ! Je nierai tout, il comprendra qu’il s’agit d’un montage grotesque évident.

- Oh non ! Et vous lé savez bien. Voulez-vous qué la Baronne Gaëtane de Grantrighem, votre épouse les examine à son tour ?

- Mais vous êtes ignoble ! J’ai déjà supporté des histoires de ce genre et je pourrai donc faire encore face à votre chantage…

 

 

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Torture :

… Maintenant, on né va plus plaisanter. Pourtant jé vais té laisser une seule chance puisque avec un oeil on peut toujours sé démerder. Mais si tu nous pousses à aller jusqu’au deuxième essai, il té faudra investir pour acheter une canne blanche. Nous ne té tuerons pas. On té laissera ici, à poil, sans ton arme et sans tes yeux. Qu’en dis-tu ? Mon programme té sied ?

- Tu es un fou ! Il est urgent de t’enfermer. Les malades de ton espèce ne méritent pas d’être soignés, il faut les abattre.

- Et voilà que celui qui a décidé demain dé flinguer froidement ses potes pour toucher leurs assurances-vie, mé donne maintenant des leçons. Pour la dernière fois, où as-tu planqué lé fric qué tu as amassé depuis l’affaire de l’OTS ?

- Je n’ai pas un sou ! Si tu veux, je ferai un crédit, dit-il, en lui crachant dessus.

- Luciano, passe-moi ton coutelas, jé veux lui arracher l’œil moi-même. J’aurais préféré lé faire avec une cuillère, c’est plus propre mais jé n’en ai pas. Tant pis si lé travail est moins délicat mais seul lé résultat compte. Tenez-lé bien, qué jé mé régale.

Instinctivement Balan avait fermé fortement ses yeux et il poussait des gémissements avant même d’avoir ressenti la moindre douleur. Le sicilien s’amusa un peu en promenant la lame du couteau autour du globe oculaire. Salvatore prenait plaisir à faire durer la torture. Cette sensation de pouvoir, cette excitation sadique, lui provoquait une jouissance qu’il avait habituellement du mal à oublier.

Il soulevait avec l’acier froid la paupière plissée et égratignait l’intérieur de la chair qui ne supporte habituellement aucune intrusion.

Certainement déçu par son choix, il fit descendre doucement la dague et écarta ensuite vers le bas la peau inondée de larmes qui soutenait le globe rougi.

- Jé vais enfoncer d’un coup mon couteau et puis d’un geste rotatif jé vais t’enlever ta prunelle dé merde. Jé pense qué cela va faire mal mais cé n’est pas lé plus grave. Pense à ta vision qué va être définitivement divisée par deux. Alors tu as des choses à mé dire ?

Balan serrait les dents, empêchant de sortir toute réponse cohérente. Seul un gargouillis bizarre réussit à s’expulser de sa bouche alors que ses jambes chancelantes avaient du mal à soutenir son corps meurtri...

 

 

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Assassinat des membres de la secte:

… Alors que le premier « Consolé », anesthésié par les drogues avalées récemment, avait franchi, sans gémir le mur de braise, une série de détonations claqua dans la nuit. L’homme s’effondra, recevant sur son dos, quelques secondes après, celui qui le suivait.

Les femmes affolées prirent alors dans leurs bras les enfants pour les protéger de cette tuerie. Elles voulaient bien rejoindre le saintdes saints, en participant à des rituels symboliques, mais elles refusaient farouchement que l’on touchât à leur progéniture. Elles criaient leur colère et demandaient à sortir immédiatement.

Deux hommes vêtus d’un costume noir et cachés derrière des lunettes de soleil, pénétrèrent subitement dans la salle. Armés de browning flambant neuf, ils tiraient sur la foule ahurie. Le sol fut vite couvert de dépouilles mortelles, baignant dans une hémoglobine fumante. Les corps de certains étaient encore secoués de sursauts nerveux.

Quelques-uns avaient presque atteint la sortie et s’effondraient sur le pas de la porte alors que d’autres, cherchant à faire croire qu’ils étaient morts, étaient abattus d’une balle dans la tête. De ce tapis de cadavres, s’échappaient des râles agonisants qui s’apaisaient peu à peu.

En une minute, toutes les personnes présentes dans la salle avaient été abattues.

Les nervis de Balan avaient abandonné maintenant les armes de gros calibre pour s’équiper de lance-flammes militaires M2A1-7ramenés des Etats-Unis

 

 

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Recherche d’un secret caché :

… Les lampes éclairaient alors une multitude de hiéroglyphes dont les couleurs avaient, malgré le temps écoulé, à peine souffert de l’humidité. Des signes mystérieux apparaissaient un peu partout, perdus parmi les frises et les acrotères helléniques, finement sculptés.

Ils n’avaient pas assez d’yeux pour régaler leur curiosité. Mais aucune porte ne les invitait à continuer leur exploration.

- Regarde Jason sous cet entablement, on dirait le dessin d’une porte. J’aperçois bien une fente tout autour. Comment peut-elle s’ouvrir ?

- Non ! Ce n’est pas une ouverture. Il s’agit d’un leurre, c’est une porte simulée, la véritable est ailleurs. D’ordinaire, elle est construite soit au pied et donne accès à une trappe ou alors elle est camouflée au-dessus et elle permet de s’engager dans une sorte de cheminée qui donne ensuite sur une chambre funéraire. Cherchons !

- Mais tu viens de me parler, il y a deux minutes, de naos protégés par des herses ! Il n’y a pas de herses ici !

- Bien sûr car elles sont sans rapport avec les herses constituées d’une grille en ferraille. Il s’agit, dans notre cas, du système inventé par les architectes du Pharaon Snéfrou qui consistait à faire coulisser un bloc rocheux taillé en « U » sur un plan incliné afin de bloquer le passage des brigands. Les deux jambages du « U » étaient ouverts comme un « V ». Lorsque le bloc biseauté tombait au fond de l’arcane, il s’encastrait violemment dans le mur qui était taillé à sa forme et obstruait en fin de compte l’entrée aux pilleurs…

 

 

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Doute de la foi :

- Le doute qui t’envahit n’est pas malsain, il te permet au contraire d’attaquer de front des éléments graves qui méritent d’être profondément examinés. Si tu hésites, c’est parce que tu as le courage enfin d’ouvrir les yeux et de vouloir bien appréhender les attaques nouvelles qui testent ta fidélité et ta croyance. Il vaut mieux éprouver ce malaise que de réagir comme un automate formaté par un dogme figé par la crainte de Dieu.

- J’ai effectivement eu la même réaction, mais…

- Mais quoi ?

- J’ai peur de m’être trompé !

- Il vaut mieux découvrir son erreur que de persister aveuglément sur un chemin qui n’est pas le bon. Que fais-tu lorsque tu es au volant de ta voiture et que tu te rends compte que tu n’es plus sur l’itinéraire que tu avais choisi ?

- Je cherche à corriger cette mauvaise manoeuvre, dit-il.

- Voilà ce qu’il te reste à faire ! Si tu t’es trompé, il n’est jamais trop tard pour reprendre la route convenable.

- Tu as raison ! Je suis parvenu au stade où je me demande si je suis toujours sur la bonne nationale. Mais je ne dispose pas de panneaux de signalisation pour m’aider à constater cette erreur.

- Des panneaux, il y en a partout autour de nous. Il faut prendre le soin de les voir puis ensuite de les décrypter. Ce n’est pas facile car l’homme est gavé de préjugés, de convictions, d’opinions, de principes, de règles qui cadenassent sa vision des choses.

- Où sont ces écriteaux que je ne sais pas apercevoir ?

- Ce sont ceux que ta foi garde dans le brouillard qui longe ta route. Si tu veux sortir de cette brume, il te faut prendre aujourd’hui de la hauteur. Mais attention, en t’élevant, tu découvriras effectivement des horizons nouveaux et des choses insoupçonnées, mais en ouvrant ton angle de vue, tu les éloigneras fatalement de ton cœur. Tu devineras alors ces panneaux qui étaient cachés inconsciemment dans les embruns, ils seront pourtant encore un peu trop loin pour te renseigner. C’est à toi, maintenant que tu sais où ils sont, qu’incombera la décision d’aller les consulter pour retrouver ton chemin. Cette démarche pourra être difficile. Elle méritera que tu te tortures encore parfois. La satisfaction en sera d’autant plus enivrante. Pour l’heure, efforce-toi de détecter les panneaux de signalisation qui se dissimulent dans la brume…

 

 

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Préparation d’un attentat :

Jawad fit signe à son invité de prendre place auprès de lui. Il avait décidé d’attaquer la réunion.

- Nous avons accepté la visite d’Ephraïm aujourd’hui parce que nous allons préparer ensemble une mission remarquable, baptisée « Al Aqsa, point one ». De quoi s’agit-il ? Je vais certainement vousterrifier en vous disant qu’elle consistera à poser des explosifsdans les tunnels qui se situent sous notre mosquée Al-Aqsa !

Cette révélation fit bondir effectivement ses hommes. Ils ne pouvaient pas accepter que l’on touchât à une des trois plus importantes mosquées de l’Islam. En effet la rétribution d’une seule prosternation à la Mosquée Al-Aqsa était cinq cents fois plus estimable que celles accomplies dans les autres mosquées traditionnelles. Par ailleurs, tout pèlerin qui s’y rendait, vêtu de la tenue d’Ihram, était pardonné pour tous les péchés qu’il avait commis jusque là.

- Pourquoi vouloir la détruire ? C’est une folie ! Nous n’allons tout de même pas anéantir un lieu de prière aussi prestigieux alors que depuis des années nous nous battons contre les juifs pour qu’ils n’y touchent pas ! Dit Fayçal en essuyant rageusement du revers de la manche la bave qui s’échappait de sa bouche.

- C’est vrai ! De prime abord, cela peut paraître illogique mais en y réfléchissant davantage, vous verrez que notre démarche n’est pas aussi invraisemblable que ça.

- Pour moi elle reste toujours une décision totalement irresponsable ! Je te le dis d’entrée, je n’y participerai pas ! Comment peux-tu imaginer une seule seconde, que nous, fils d’Allah, Sallallâhou alayhi wa sallam, puissions être capables de lever la main sur la maison qui abrite notre Dieu depuis des siècles ?

- Mon frère, calme-toi ! Nous procéderons uniquement à un simulacre de destruction !

- Un simulacre ? J’hallucine ! Alors que nous désirons faire flotter plus que jamais le drapeau de l’Islam sur l’humanité entière, une des meilleures brigades de résistance palestinienne doit au contraire s’abaisser en s’autodétruisant ? Je ne comprends pas ! Je ne peux pas te suivre ! Tu es devenu complètement fou ! Fulmina-t-il, en crachant sur le sol recouvert de tapis chamarrés…

 

 

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Revirement final :

Vous le découvrirez en lisant la totalité du livre de Gilbert ABAS : « Qui veut encore tuer le Christ ? », le DaVinci Code français !