Note de l'auteur

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Dans les pages que vous allez lire, vous découvrirez des scènes horribles. Elles vous inciteront peut-être à penser qu’elles sont la traduction de l’inspiration immodérée d’un auteur incapable de freiner son délire créatif et enthousiaste.

Ce n’est pas le cas !

 

Des drames diaboliques ont malheureusement soulevé l’indignation de l’humanité un peu partout sur le globe et je me suis astreint à les utiliser dans mon récit, en restant fidèle à l’image donnée par la presse et les services de Police.

En France, 27% de la population pourrait être plus ou moins touchée par la déferlante luciférienne.

En effet, dans un sondage IFOP de 2003

cette tranche de personnes sondées a affirmé croire au diable.

Cette nouvelle culture terrifiante, venue des pays scandinaves, a rapidement gagné l’Hexagone.

La « Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires » (MIVILUDES) a, dans un de ses rapports, évalué à 25 000 personnes le nombre d’adeptes en France, évoluant dans la mouvance satanique. Selon ce rapport, 184 profanations ont été dénombrées en 2009. Celles-ci ont connu des « pics » qui correspondraient à des dates symboliques : Le 30 avril, anniversaire de la fondation de « l’Eglise de Satan » et de la mort d’Hitler ; Le 31 octobre, la fête d’Halloween et enfin les solstices et les équinoxes.

 

En avril 2006, Jean-Michel Roulet, l’ex-Président de la MIVILUDES a fait savoir, lors d’une interview accordée au magazine l’Express, que 5% des suicides, recensés chez les jeunes de moins de 25 ans, étaient liés au satanisme.

 

           En 2006, plus d’une centaine de jeunes se serait donc donné la mort pour Satan !

Ces jeunes, qui sont passés à l’acte, avaient voulu fatalement briser les tabous qui les étouffaient et explorer tous les interdits de la religion chrétienne. Si quelques-uns l’ont fait d’un commun accord avec les membres de la bande à laquelle ils appartenaient, tout laisse à penser que la plupart des victimes a été conditionnée pendant de longs mois par des personnes bien plus âgées. Des adultes, gourous peu scrupuleux, appartenant à des cellules fortes de cinq ou six membres ou à des sectes clandestines, ayant souvent pignon sur rue dans tous les continents, les ont poussés à offrir leur vie à Satan.

Par ailleurs, Georges Glatz, l’ancien président du Comité international pour la dignité de l’enfant (CIDE), n’a pas hésité à affirmer que « des viols et des meurtres d’enfants avaient été effectués dans le cadre de rituels sataniques ».

  • 30 à 40 000 disparitions sont recensées en France tous les ans.

  • 10 000 cas considérés inquiétants (dont 800 concernant les mineurs) ne sont jamais élucidés.

  • En ce qui concerne les 800 cas graves de mineurs disparus, 100 à 200 enfants ne sont jamais retrouvés. Que sont-ils devenus ? Séquestrés dans des sectes ? Enrôlés dans des réseaux de prostitution ? Esclaves de gangs internationaux pédocriminels ? torturés, violés puis tués pour satisfaire le marché lucratif des « snuff movies » ?

  • 800 à 1000 cadavres ou restes humains sont retrouvés en France tous les ans.

  • Ils ne sont pas identifiés et enterrés sous « X » parce que les municipalités, dans lesquelles ont été effectuées les découvertes macabres, ne sont pas obligées par la loi à procéder à des tests ADN. (cf statistiques du Ministère de l'Intérieur)

Si l’on réalise un constat rapide, on se rend compte que 80% des personnes jamais retrouvées sont mortes !

Hormis les cas de suicides, que sont devenues toutes ces personnes qui disparaissent?

Qui sont ces cadavres découverts et enterrés sous « X »?

Comment savoir si Marion, Estelle, Alessia, Livia, Antoine, Sophie, Gaëlle, Arthur, Nadia, Damien, Laetitia, Kevin, Fatiha ou François, pour ne citer que les cas les plus médiatisés… appartiennent à ceux-ci?

Parmi les milliers de personnes jamais retrouvées, certaines sont devenues des disciples involontaires des sectes plus ou moins violentes. Selon Georges Fenech, Président de la MIVILUDES, 50 000 enfants sont touchés par des dérives sectaires. Parmi eux, 5 000 sont particulièrement en danger,car « emprisonnés » dans des cellules communautaires fermées.

Alors que ce phénomène a tendance à s’amplifier grâce au réseau Internet, principal vecteur de propagation de cette idéologie, le pédo-satanisme demeure encore trop ignoré par les autorités des pays européens. L’Italie, particulièrement touchée par ce phénomène a réagi plus rapidement que les autres pays de la communauté. Le gouvernement a créé en décembre 2006 une « squadra » policière spécialisée antisecte, capable de surveiller et d’interdire les malversations effrayantes du satanisme sur la péninsule.

Les satanistes ne s’attaquent pas qu’aux vivants mais également aux morts. Le nombre de profanations de lieux de cultes et de cimetières est passé de 304 en 2008 à 621 en 2010. Ce constat a été publié le 28 octobre 2011 par le groupe d’études sur la politique de prévention et de lutte contre les profanations des lieux de cultes et de cimetières, présidé par le député Claude Bodin.

Ce constat a poussé, le 19 février 2010, Monseigneur Michel Dubost, Evêque d’Evry-Corbeil-Essonnes à réagir violemment contre les pouvoirs publics, les accusant, par leur carence, d’être responsables des exactions commises contre les sites chrétiens.

Louis Guédon, Député de Vendée a pris le relais de l’ecclésiastique. Il s’est adressé, en effet, le 13 avril 2010 à l’Assemblée Nationale pour rappeler qu’en 2008, le Ministère de l’Intérieur avait recensé six profanations israéliennes, treize musulmanes et 266 chrétiennes. Le député a regretté le silence médiatique et institutionnel entourant les dégradations catholiques alors que les autres types de profanation avaient trouvé, à juste raison, un large écho dans la presse.

Alertés par les dangers des dérives du satanisme, les évêques de France se sont empressés d’adopter un nouveau rituel de l’exorcisme. L’Université du Vatican, la « Regina Apostolorum »de Rome s’est décidée, quant à elle, à mettre en place des cours pour intensifier la formation des spécialistes exorcistes afin qu’ils soient capables de lutter à armes égales contre le satanisme.

Pourquoi ces agissements criminels restent dans l’indifférence ?

Les prédateurs pédocriminels et sataniques, seraient-ils protégés ? En effet, une multitude d’affaires ne sont pas convenablement instruites, d’autres paraissent « étouffées », les enquêtes sont bâclées, des preuves et des scellés disparaissent étrangement, des auteurs de crimes ignobles ne sont condamnés qu’à des peines légères, d’autres sont relaxés. Par contre les sites internautes qui osent s’attaquer à ce système mafieux sont interdits ou supprimés. Mieux encore, des personnes prêtes à témoigner disparaissent accidentellement ou sont assassinées !

Est-ce le fait d’une mafia parfaitement structurée qui cherche à sauvegarder un marché florissant de la pédocriminalité infantile ? Sur la toile du net circulent de plus en plus des informations faisant état d’une « pédophilie d’état » puissante et organisée.

Parallèlement à cette « omerta» et au mutisme des médias, la police et la justice n’a pas toujours cherché à déployer leur savoir-faire pour rechercher efficacement tous ces enfants, ces femmes, ces handicapés qui disparaissent malheureusement tous les ans.

Serait-il gênant de résoudre certaines disparitions ? Il est évident que certaines affaires criminelles horribles pourraient permettre de remonter jusqu’à des personnages qu’il serait fâcheux d’identifier.

 

Je n’ai pas pu rester indifférent face à cette déferlante dangereuse !

 

Officier de Police des Renseignements Généraux, j’ai eu la chance d’appartenir au groupe de policiers, placé sous les ordres de Joël Bouchité, aujourd’hui « Conseiller de la Présidence de la République », en charge des questions de sécurité intérieure.

Pionnier, dans la recherche du renseignement au sein d’une mouvance satanique, sensée basculer un jour dans la violence, j’ai mené des missions d’investigations au sein de cet underground, animé par les « métalleux » de tout poil, les gothiques, les « braconniers » sataniques et les adeptes purs et durs d’une religion meurtrière. J’ai, chaque fois, alerté ma hiérarchie en m’attachant à transmettre le plus fidèlement possible les résultats de mes recherches concernant l’étude de ce phénomène de contre-culture.

 

Si j’ai écrit ce roman, c’est parce que j’avais envie d’aller plus loin encore dans ma démarche. Mes rapports alarmants, adressés au Ministère de l’Intérieur, ne me satisfaisaient plus.

Je voulais désormais alerter mes concitoyens contre les dérives sectaires et notamment celle du satanisme.

Pour écrire mon scénario, je n’ai utilisé que des évènements qui se sont déroulés dans la région toulousaine, dans le pays cathare, en France, en Europe ou ailleurs dans le monde.

Rien n’a été imaginé. Mon récit n’est que la photocopie de drames qui se sont produits quelque part sur notre planète.

 

Toutefois, le lieu principal où se déroule mon histoire n’est pas tout à fait exact. Mon histoire se passe, en effet, dans le château de Blanchefort qui est malheureusement aujourd’hui en ruine !

Pourquoi ai-je choisi ce château?

Parce qu’il était le seul dans le pays cathare, dont les propriétaires, s’ils existent toujours, ne pourrons pas m’attaquer devant les tribunaux pour avoir osé le « restaurer » pour les besoins de mon roman!

Je laisse, par contre, tout loisir, aux fanatiques sectaires, aux gourous, aux mystagogues criminels, aux intégristes quels qu’ils soient, aux kidnappeurs, aux violeurs, aux assassins, aux gens de la « haute », aux pédophiles, aux responsables des réseaux mafieux de films pornographiques et pédophiles, aux garants des institutions qui bizarrement ne font pas assez d’effort pour s’investir contre ce fléau, à ceux qui appartiennent à la secte occulte des Illuminati, à ceux qui prônent le « Nouvel Ordre Mondial », de manifester leur colère contre mes écrits. Leurs actions négationnistes provoqueront au contraire davantage d’intérêt pour mon livre et déclencheront la colère des milliers de personnes qui me soutiennent depuis le début de mon action militante.

 

J’ai voulu aller plus loin encore, en posant une question qui dérange :

Ces sectes et notamment leurs gourous, n’ont-ils pas été manipulés

parfois par certaines « puissances occultes » ?

 

J’ai focalisé alors mon argumentation sur le drame de l’OTS. Ce suicide collectif me paraissait trop insolite pour être VRAI. J’ai lu et relu les déclarations du Psychosociologue, Christian COTTEN qui a affirmé que le suicide des membres de l’Ordre du Temple Solaireest en réalité un « meurtre politico-mafieux dont l’enjeu est le contrôle de flux financiers considérableset illicites destinés à un parti politique français » !

J’ai été sidéré lorsque j’ai appris que l’Expert judiciaire, Gilbert LAVOUE avait démontré au tribunal que les disciples de l’OTS n’étaient pas morts sur un brasier mais avaient été carbonisés par une arme de guerre : des lance-flammes.

J’ai été abasourdi lorsque j’ai su que les membres de l’OTS avaient été empoisonnés puis criblés de balles, juste avant d’être calcinés !

Après m’être entretenu avec Alain VUARNET, le fils du champion olympique de ski, Jean Vuarnet, j’ai décidé, pour relater le suicide des membres de la secte de mon roman, de m’inspirer du calvaire qu’ont malheureusement enduré sa mère Edithet son petit frère Patrick, lors du « suicide » des membres de l’OTS sur le plateau du Vercors.

Je voulais, en agissant ainsi, m’attaquer à cette dure « loi du silence » qui plane encore aujourd’hui sur une affaire dont les véritables mobiles sont curieusement occultées.

Pourquoi et pour qui ?

 

L’atrocité de certaines de mes scènes n’arrivera jamais à atteindre la démence des faits divers tragiques, tant il est difficile de retracer avec des mots la barbarie des hommes et des femmes qui ont décidé de se consacrer à l’enfer de Satanen multipliant les profanations, les mutilations de cadavres, les scarifications, les rituels sexuels, les messes noires, les tortures, les rapts, les viols, le cannibalisme, le vampirisme, les actes de barbarie et de pédophilie, les sacrifices humains, les meurtres et les suicides.

Je n’ai jamais eu la prétention de remplacer les institutions, les associations et les spécialistes qui commencent à s’intéresser désormais à ce raz-de-marée démoniaque mais j’ai voulu simplement provoquer un déclic auprès de mes lecteurs.

J’ai voulu, ainsi, qu’ils m’accompagnent dans ma démarche et qu’une fois ce livre lu, ils aient longtemps une pensée pour tous les adolescents qui se sont suicidés pour une cause insensée, pour tous les enfants qui, pour des raisons multiples, n’ont jamais réapparu auprès de leurs parents, pour toutes ces personnes qui ont été envoyées à l’abattoir par des gourous assassins, vraisemblablement manipulés par des « puissances occultes », curieusement jamais identifiées ou protégées.

J’ai ajouté à toutes ces atrocités, d’autres affaires scandaleuses, afin de pousser le lecteur à ouvrir enfin les yeux et de découvrir que le monde dans lequel il vit, est plongé, toujours davantage, dans un chaos d’évènements invraisemblables et effrayants. J’ai alors fait évoluer mes héros dans un univers où le complot est roi. Si j’ai repris, ici encore, des thèmes particulièrement médiatisés aujourd’hui, tels que ceux des Illuminati, du Vatican, des francs-maçons et de la religion, c’est parce que des millions de personnes sont hantées par toutes ces questions existentialistes que certaines omnipotences cherchent étrangement à dénaturer ou occulter.

Je laisserai aux lecteurs la liberté d’adhérer ou non à mes thèses.

Je me contenterai pourtant de rappeler un passage du livre « l’imaginaire du complot mondial » de Pierre-André Taguieff, dans lequel il rappelle « que rien n’arrive par accident, tout ce qui arrive est le résultat d’intentions ou de volontés cachées ; rien n’est tel qu’il paraît être, tout est lié, mais de façon occulte ! »

Je serai peut-être parvenu enfin, avec mon roman, à faire en sorte que « l’homme de la rue » ne se contente plus de se poser continuellement des questions, mais fasse enfin l’effort de s’informer pour y apporter des réponses…